Tricoter un snood ou tour de cou : guide complet et facile

Tricoter un snood ou tour de cou : guide complet et facile

Tricoter un snood ou un tour de cou : le guide complet

  • Un snood est un tube fermé porté autour du cou, tricoté soit en rond sans couture, soit à plat puis assemblé par une seule couture invisible.
  • Pour un snood femme classique, comptez 2 à 5 pelotes selon l’épaisseur du fil, pour une hauteur d’environ 30 cm et un tour de 58 à 60 cm.
  • Le point mousse et les côtes sont les choix les plus sûrs pour un débutant : ils ne roulent pas sur les bords et pardonnent les petites irrégularités de tension.
  • Tricoter en rond avec une aiguille circulaire au câble d’au moins 80 cm (technique du magic loop) évite toute couture mais demande de surveiller le vrillage du montage.
  • Les erreurs les plus fréquentes viennent d’un mauvais calcul du nombre de mailles à monter ou d’un point qui roule alors que l’ouvrage doit rester bien à plat autour du cou.

Un snood, aussi appelé tour de cou, est un tube de tricot fermé qu’on enfile par-dessus la tête pour l’ajuster autour du cou, à la différence d’une écharpe qu’on noue. Deux méthodes permettent d’y arriver : tricoter directement en rond sur une aiguille circulaire pour obtenir un tube sans aucune couture, ou tricoter à plat un rectangle qu’on referme ensuite par une seule couture le long d’un bord court. Le choix dépend surtout du matériel dont on dispose et de l’aisance qu’on a avec le tricot en rond — les deux méthodes donnent un résultat final identique une fois l’ouvrage terminé.

Snood, tour de cou, écharpe infinie : de quoi parle-t-on

Ces trois termes désignent des variantes très proches d’un même principe, et la confusion est fréquente en cherchant un patron. Le snood, au sens strict, est plutôt court et large : une bande de 25 à 35 cm de hauteur qui s’enfile par la tête et repose sur les épaules comme un col relevé, parfois assez ample pour remonter jusqu’au menton par temps froid. Le tour de cou est un terme plus générique qui recouvre le snood mais aussi des versions plus étroites, portées plus près du cou. L’écharpe infinie (ou « infinity scarf ») désigne en général une boucle plus longue et plus étroite, obtenue en tricotant un long rectangle qu’on ferme en formant une boucle simple ou une boucle croisée en huit — cette dernière se porte alors doublée autour du cou.

Dans la pratique, la différence entre ces trois accessoires tient surtout à deux paramètres : la hauteur de la bande tricotée et la longueur totale du tour. Un snood large et court privilégie le volume et la chaleur ; une écharpe infinie plus étroite et plus longue privilégie le drapé et se porte enroulée plusieurs fois. Le reste — le point utilisé, la technique de montage — est identique quel que soit le nom qu’on donne au projet.

Choisir la laine et calculer la quantité nécessaire

La quantité de laine dépend de trois facteurs qui se combinent : l’épaisseur du fil, les dimensions visées et le point choisi, un point ajouré consommant moins de fil qu’un point mousse dense à surface égale.

Pour un snood basique en laine de grosseur moyenne, comptez généralement 2 à 3 pelotes, soit environ 150 g et 300 m de fil, ce qui correspond à un tour classique tricoté au point mousse ou en côtes. Pour un snood femme plus ample ou tricoté avec un fil légèrement plus fin, la fourchette monte à 4 ou 5 pelotes. Un maxi tour de cou volumineux, pensé pour remonter sur le bas du visage, demande davantage de matière : autour de 250 g, soit environ 5 pelotes standard de 50 g. Côté hauteur, un snood homme de 30 cm tricoté avec des aiguilles n°7 nécessite en général 4 pelotes de 50 g d’une laine plus épaisse, adaptée à ce diamètre d’aiguilles.

Une laine tricotée aux aiguilles n°4 ou 5, format le plus courant pour un fil de type « aran » ou « worsted », demande quant à elle 2 pelotes de 50 g ou une seule pelote de 100 g pour un tour de taille moyenne. Ces repères restent indicatifs : le grammage exact dépend toujours de l’étiquette de votre pelote (mètres par gramme) et de la densité de votre point personnel, deux tricoteuses utilisant la même laine et le même modèle pouvant obtenir un métrage légèrement différent selon leur tension.

Un conseil pratique : achetez toujours une pelote de plus que le calcul théorique, surtout si vous tricotez un point texturé (torsades, point de riz) qui consomme davantage de fil qu’un simple jersey. Il est nettement plus simple de revendre ou de réutiliser une pelote en trop que de devoir racheter la même teinte à mi-ouvrage, avec le risque qu’un nouveau lot de teinture diffère légèrement du premier.

Prendre ses mesures avant de monter les mailles

Avant de choisir un nombre de mailles au hasard, il vaut mieux se référer à quelques repères de dimensions qui couvrent la plupart des morphologies.

Pour un snood femme, la hauteur tourne autour de 30 cm et le tour fermé mesure entre 58 et 60 cm de circonférence — une mesure à ajuster selon qu’on souhaite un snood ajusté au cou ou un modèle plus ample qu’on peut remonter sur le menton. Pour un snood homme, la hauteur grimpe légèrement à environ 35 cm, pour accompagner une carrure généralement plus large. Pour un snood enfant, la longueur varie de 57 cm environ pour un enfant de 2 à 4 ans jusqu’à 68 cm pour un enfant de 10 à 12 ans, avec une hauteur qui reste autour de 25 cm.

Si vous optez plutôt pour la version « écharpe infinie », tricotée à plat en un long rectangle avant fermeture, comptez une largeur de 20 à 30 cm et une longueur de 130 à 160 cm avant de refermer les deux extrémités par une couture. Cette longueur plus importante permet de doubler la boucle autour du cou ou de la croiser en huit pour un rendu plus habillé.

Dans tous les cas, la mesure la plus fiable reste votre propre tour de cou pris au ruban mètre, en ajoutant une marge selon que vous préférez un snood ajusté ou un modèle qu’on peut remonter facilement. Une circonférence de tour de cou standard tourne autour de 35 à 40 cm au plus près de la peau, mais la plupart des tricoteuses prévoient un tour final nettement plus large — 55 à 70 cm — pour que l’accessoire puisse s’enfiler par la tête sans forcer et se repositionner librement.

Calculer le nombre de mailles à monter

Une fois la circonférence choisie, il faut la traduire en nombre de mailles grâce à un échantillon. Tricotez un carré témoin d’une dizaine de centimètres de côté dans le point et la laine prévus, comptez le nombre de mailles obtenues sur 10 cm, puis appliquez une règle de trois simple : (nombre de mailles de l’échantillon ÷ 10) × circonférence visée en cm.

Pour un tour de 60 cm avec un échantillon de 18 mailles pour 10 cm, par exemple, le calcul donne 60 × 1,8 = 108 mailles à monter pour un tricot en rond. Si vous tricotez à plat avant de coudre, montez plutôt le nombre de mailles correspondant à la hauteur souhaitée (30 cm), et tricotez en longueur jusqu’à atteindre la circonférence visée avant de rabattre et coudre les deux bords courts ensemble.

Il est préférable d’arrondir ce nombre de mailles à un multiple du motif de point choisi : un point de côtes 2/2, par exemple, demande un nombre de mailles divisible par 4, faute de quoi le raccord au moment de refermer le rond ne tombera pas juste et une couture ou un rang de jonction disgracieux apparaîtra à la jointure.

Deux méthodes de montage : en rond ou à plat

Tricoter en rond produit un tube sans aucune couture, ce qui donne un rendu net des deux côtés et évite tout risque de couture qui tire ou se voit. Cette méthode demande une aiguille circulaire adaptée au diamètre du tour de cou, ou la technique du magic loop expliquée plus bas si l’on ne dispose pas d’une aiguille assez courte. Le principal point de vigilance au montage en rond est le vrillage : il faut vérifier, avant de refermer le premier tour, que toutes les mailles montées sont bien alignées sur l’aiguille dans le même sens, sans qu’aucune ne fasse une torsade involontaire — une fois le premier tour tricoté par-dessus, un vrillage n’est plus rattrapable qu’en défaisant tout l’ouvrage.

Tricoter à plat consiste à réaliser un rectangle classique aux aiguilles droites, puis à assembler les deux bords courts par une couture (au point matelas de préférence, quasiment invisible sur un point mousse ou des côtes). C’est la méthode la plus accessible pour une débutante qui maîtrise déjà le tricot à plat mais pas encore le tricot en rond, ou pour qui ne possède pas d’aiguilles circulaires. Elle permet aussi de contrôler plus facilement la longueur exacte avant fermeture, en essayant l’ouvrage autour du cou avant de coudre.

Tricoter en rond avec la technique du magic loop

Quand le tour de cou visé est trop petit pour le diamètre d’une aiguille circulaire classique — ce qui est presque toujours le cas pour un snood, dont la circonférence dépasse rarement 60 cm alors que les aiguilles circulaires standard mesurent souvent 60 à 80 cm de câble — la technique du magic loop permet de tricoter en rond sur une aiguille bien plus longue que le tour réel de l’ouvrage.

Le principe consiste à répartir les mailles montées sur le câble flexible de l’aiguille, puis à faire ressortir une boucle de câble au milieu, ce qui divise les mailles en deux groupes qu’on tricote alternativement avec les deux pointes de l’aiguille. Une aiguille circulaire au câble d’au moins 80 cm, souple plutôt que rigide, est nécessaire pour que la manipulation reste fluide : un câble trop court ou trop raide rend la boucle difficile à former et fatigue les mains sur un ouvrage tricoté sur plusieurs séances.

Cette technique demande un temps d’adaptation les premiers rangs, le temps de prendre le réflexe de faire glisser la boucle de câble au bon moment, mais elle devient rapidement automatique et permet de tricoter aussi bien un snood qu’un bonnet ou une manche sans changer de matériel. Sur un snood, elle évite en plus tout raccord visible entre le début et la fin du montage, contrairement à des aiguilles double pointe où le passage d’une aiguille à l’autre peut créer de légères marques verticales.

Quel point choisir pour un snood

Le choix du point conditionne directement le confort et la tenue de l’accessoire fini, en particulier sur les bords qui touchent la peau.

Le point mousse, tricoté à l’endroit sur tous les rangs (ou tous les tours en rond, en alternant un tour endroit et un tour envers), reste le choix le plus sûr pour une première réalisation. Il ne roule jamais sur les bords, ce qui est essentiel pour un snood qui doit rester bien à plat autour du cou plutôt que de s’enrouler sur lui-même, et il pardonne largement les petites irrégularités de tension d’une débutante.

Le point de côtes (1/1 ou 2/2) offre une bonne élasticité, pratique pour un snood qu’on souhaite ajusté au cou tout en pouvant l’enfiler facilement par la tête. Comme le point mousse, il ne roule pas et se prête bien au tricot en rond, où les côtes s’alignent naturellement d’un tour à l’autre sans décalage.

Le point de riz apporte un grain texturé agréable au toucher et une tenue plane similaire au point mousse, au prix d’une exécution légèrement plus lente puisqu’il alterne mailles endroit et envers sur chaque rang.

Le jersey simple, en revanche, roule naturellement sur ses bords si on le tricote seul — un défaut bien connu de ce point qui n’est pas gênant sur un pull où les bords sont repris en côtes, mais qui pose problème sur un snood si l’on ne borde pas les extrémités par quelques rangs d’un point qui ne roule pas. Si vous tenez au rendu lisse du jersey pour le corps de l’ouvrage, encadrez-le d’une dizaine de rangs de côtes ou de point mousse en haut et en bas pour stabiliser les bords.

Pour un rendu plus travaillé, les torsades restent une option populaire sur un snood épais tricoté avec un fil assez gros : elles créent du relief et de l’épaisseur, ce qui renforce la fonction chaude de l’accessoire, mais demandent un peu plus d’expérience pour suivre une grille de croisements et consomment davantage de fil qu’un point mousse à surface équivalente.

Rabattre et finir proprement l’ouvrage

Une fois la hauteur ou la longueur voulue atteinte, le rabat des mailles mérite une attention particulière : un rabat trop serré tirera sur l’élasticité du point de côtes et rendra le bord haut du snood inconfortable, presque cassant au toucher, tandis qu’un rabat trop lâche laissera un bord flasque qui godille. Rabattre avec une aiguille d’une taille au-dessus de celle utilisée pour le corps de l’ouvrage aide à conserver une souplesse comparable au reste du tricot.

Sur un montage en rond, le passage du dernier tour au rabat final doit rester dans la continuité du motif : si vous tricotez des côtes, rabattez en respectant l’alternance endroit-envers plutôt qu’en rabattant tout à l’endroit, ce qui aplatirait visuellement les côtes sur ce dernier tour.

Enfin, pensez à rentrer soigneusement tous les fils, y compris celui du montage initial, en les faisant courir sur quelques centimètres dans l’épaisseur du tricot plutôt qu’en les coupant court à la surface — un fil mal rentré finit toujours par ressortir après quelques lavages ou quelques ports.

Variantes autour du snood classique

Une fois le modèle de base maîtrisé, plusieurs variantes permettent de renouveler le projet sans repartir de zéro. Le snood à capuche intègre une seconde pièce tricotée séparément, cousue sur un des bords du tube pour ajouter une capuche amovible, pratique par grand froid. Le snood boutonné remplace la fermeture en tube continu par un rectangle ouvert fermé par deux ou trois boutons, ce qui permet de le porter aussi comme un col ouvert ou une petite étole. Le snood double épaisseur, tricoté deux fois plus haut puis replié sur lui-même, offre une chaleur renforcée et un tombé plus structuré, au prix d’une consommation de laine proportionnellement plus élevée.

Les erreurs les plus fréquentes

La première erreur consiste à monter un nombre de mailles calculé sans échantillon préalable, en se fiant à un patron pensé pour une autre laine : la circonférence finale peut alors s’éloigner nettement de l’objectif visé, dans un sens comme dans l’autre. La deuxième erreur touche au choix du point : opter pour un jersey seul sans bordure stabilisatrice produit un snood dont les bords s’enroulent en permanence, ce qui gâche l’aspect visuel malgré un tricotage par ailleurs réussi. La troisième erreur, propre au tricot en rond, est de ne pas vérifier l’alignement des mailles au montage avant de fermer le premier tour, ce qui crée une torsade définitive impossible à corriger sans défaire tout l’ouvrage. Enfin, sous-estimer la quantité de laine nécessaire pour un point texturé comme les torsades ou le point de riz oblige parfois à interrompre l’ouvrage en cours de route, avec le risque de ne plus retrouver exactement la même teinte de lot.

Quelle différence entre un snood et une écharpe classique ?

Le snood forme un tube fermé qu’on enfile par la tête, sans nœud, tandis qu’une écharpe classique reste ouverte et se noue ou se croise autour du cou. Le snood est généralement plus court et plus large qu’une écharpe traditionnelle.

Peut-on tricoter un snood sans aiguilles circulaires ?

Oui, en tricotant à plat un rectangle aux dimensions voulues avec des aiguilles droites classiques, puis en assemblant les deux bords courts par une couture au point matelas. Le rendu final est identique à un montage en rond, seule la technique de fabrication diffère.

Quel point choisir pour un snood destiné à un débutant ?

Le point mousse reste le plus accessible : il ne demande qu’un seul type de maille à maîtriser, ne roule pas sur les bords et pardonne les petites irrégularités de tension. Le point de côtes est une bonne deuxième option, un peu plus élastique.

Combien de temps faut-il pour tricoter un snood ?

Cela dépend beaucoup de l’épaisseur du fil et du point choisi, mais un snood au point mousse avec une laine moyennement épaisse se termine en général sur plusieurs soirées de tricot, bien plus vite qu’un pull qui demande de tricoter le corps et les manches séparément.

Comment éviter que le tricot en rond ne soit vrillé au montage ?

Avant de tricoter le premier tour, étalez toutes les mailles montées sur l’aiguille ou le câble et vérifiez visuellement qu’aucune boucle ne fait de torsade sur elle-même. Une fois le premier tour tricoté par-dessus les mailles montées, un vrillage devient définitif et ne se corrige qu’en défaisant l’ouvrage.

Faut-il border un snood tricoté au point jersey ?

Oui, sauf à accepter que les bords s’enroulent naturellement sur eux-mêmes, ce qui est un comportement propre au jersey seul. Quelques rangs de point mousse ou de côtes en haut et en bas du tube stabilisent les bords et évitent ce roulement.

Peut-on adapter un patron de snood femme pour un enfant ?

Oui, en réduisant la longueur et éventuellement la hauteur du montage tout en gardant le même point et la même laine. Pour un enfant de 2 à 4 ans, une longueur autour de 57 cm convient, contre 68 cm pour un enfant de 10 à 12 ans.

Quelle épaisseur de laine choisir pour un snood bien chaud ?

Une laine plus épaisse, tricotée avec des aiguilles de plus gros diamètre (autour du n°7), donne un snood plus dense et plus chaud, au prix d’une consommation de laine plus importante et d’un rendu plus volumineux. Une laine plus fine permet un snood plus souple et plus discret sous un manteau. Tricoter un snood reste l’un des projets les plus accessibles pour qui débute le tricot en rond ou souhaite s’initier à un assemblage simple : peu de mailles à monter, un point unique à répéter, et un rés

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